Piratage Wi-Fi : comment cela fonctionne et comment rester en sécurité
Le piratage du Wi-Fi consiste à s’introduire sans autorisation dans des réseaux sans fil en exploitant des failles de sécurité. Il implique généralement de contourner ou de briser des protocoles de chiffrement, tels que WEP, WPA ou WPA2, afin d’accéder au réseau, d’intercepter des données ou de contrôler les appareils connectés.
Menaces sur les réseaux domestiques, publics et d’entreprise
Le piratage du Wi-Fi peut avoir pour but un gain immédiat ou servir de point d’ancrage pour une attaque future, appelée attaque APT (Advanced Persistent Threat). Il peut avoir de nombreux objectifs et dépend souvent du type de réseau ciblé :
- Réseaux domestiques : les pirates informatiques infiltrent les réseaux personnels qui connectent les foyers à Internet afin d’accéder sans autorisation à des données ou de compromettre le réseau à des fins illégales.
- Réseaux publics : une fois infiltrés, les réseaux sans fil publics permettent aux cybercriminels d’intercepter ou de manipuler des données à diverses fins, notamment le vol d’identifiants, le détournement de session et l’injection de logiciels malveillants.
- Réseaux d’entreprise : le piratage de grands réseaux Wi‑Fi déployés pour les opérations métier peut entraîner une fuite de données importantes et le déploiement de logiciels rançonneurs dans le but d’extorquer des fonds à l’organisation.
Comment fonctionne le piratage Wi-Fi : 6 techniques courantes
Les cybercriminels peuvent infiltrer la sécurité des réseaux sans fil et pirater le Wi-Fi de nombreuses manières différentes.
#1. Man-in-the-Middle Attacks
Les cybercriminels créent de faux réseaux Wi-Fi publics, et une fois que les utilisateurs se connectent au réseau, les pirates peuvent librement intercepter et manipuler le trafic, se positionnant « au milieu » entre les utilisateurs ou entre les utilisateurs et une application. Cela permet au pirate d’accéder aux informations qui transitent et de les voler, ou d’usurper l’identité de l’une des parties à des fins malveillantes.
Cela inclut le fait de contraindre les utilisateurs à révéler des informations sensibles telles que leurs numéros de carte bancaire ou leurs identifiants de connexion. En général, les attaques man-in-the-middle ciblent les utilisateurs qui communiquent avec :
- Plateformes de commerce électronique
- Applications SaaS
- Applications bancaires
#2. Attaques par force brute
En utilisant des bots pour essayer des combinaisons de phrases de mot de passe populaires ou des entrées aléatoires, les pirates peuvent finir par accéder aux réseaux Wi-Fi – en utilisant la méthode dite « brute forcing ». Une fois qu’ils ont pris pied sur le réseau, ils peuvent voler des informations sensibles, injecter des logiciels malveillants et perturber les opérations.
#3. Écoute de paquets
Méthode passive de piratage Wi-Fi, l’écoute de paquets consiste à intercepter les paquets de données transitant sur les réseaux sans fil dans le but d’obtenir des informations sensibles.
Ces attaques ciblent souvent les réseaux publics non sécurisés, surveillant l’activité des réseaux Wi-Fi appropriés à attaquer.
#4. Attaques de phishing
Le phishing consiste à tromper activement les utilisateurs afin qu’ils fournissent volontairement ou accidentellement leurs informations sensibles à l’attaquant ou téléchargent eux-mêmes des logiciels malveillants. Cela implique généralement d’usurper l’identité d’une entité de confiance ou d’une personne qu’ils connaissent à l’aide d’e-mails ou d’autres messages en ligne.
Le phishing est souvent le point d’entrée pour d’autres attaques, telles que :
- Cross-Site Scripting (XSS) : ajout de logiciels malveillants à des sites de confiance lorsque l’utilisateur y accède. Cela peut se faire de plusieurs façons, notamment en l’ajoutant à la fin de l’URL.
- Attaques « On-Path » : le pirate intercepte le trafic entre le navigateur Web et le serveur afin d’accéder à des données sensibles ou d’imiter les communications pour manipuler l’utilisateur final.
#5. Attaques du jumeau maléfique
Le phishing et les attaques par jumeau maléfique sont deux formes d’ingénierie sociale qui visent à tromper les utilisateurs.
Dans le cadre d’attaques de type « jumeau maléfique » ou d’attaques par point d’accès sans fil malveillant, les cybercriminels créent de faux réseaux Wi-Fi afin de capturer les informations des utilisateurs qui s’y connectent. Ces réseaux malveillants sont mis en place à proximité de réseaux légitimes que l’utilisateur connaît probablement déjà, et utilisent des noms similaires.
Les cybercriminels peuvent désormais créer rapidement des réseaux jumeaux malveillants à l’aide d’appareils connectés à Internet et de logiciels facilement accessibles.
#6. Attaques par brouillage
Le brouillage est un type d’attaque par déni de service (DoS) qui inonde le réseau Wi-Fi d’interférences indésirables afin d’en réduire les performances ou d’empêcher les appareils légitimes de se connecter. L’objectif final est souvent de rendre le réseau inutilisable. En général, les attaques par brouillage nécessitent l’utilisation d’appareils physiques pour créer le bruit nécessaire à l’interférence avec les opérations du réseau.
5 bonnes pratiques pour prévenir le piratage Wi-Fi
![5 Best Practices to Prevent Wi Fi Hacking 855x400[1] 5 bonnes pratiques pour prévenir le piratage Wi Fi](/fr/wp-content/uploads/5_Best_Practices_to_Prevent_Wi-Fi_Hacking_855x4001.png)
Bien que les pirates disposent de multiples méthodes pour pénétrer votre réseau Wi-Fi, vous pouvez réduire considérablement les risques qu’ils représentent en appliquant quelques bonnes pratiques simples en matière de sécurité réseau.
- Renforcer les processus d’authentification : cela peut être aussi simple que de mettre régulièrement à jour votre mot de passe Wi-Fi et de choisir une série de caractères complexes afin d’améliorer la résistance aux attaques par force brute. Il peut également s’agir d’une mise à niveau plus sophistiquée, telle que la transition vers des certificats numériques qui fournissent des informations d’authentification supplémentaires relatives à l’utilisateur et à l’appareil utilisé. Idéal pour les réseaux d’entreprise comptant de nombreux utilisateurs.
- Utiliser un chiffrement puissant : utilisez les dernières normes de chiffrement Wi-Fi, telles que WPA2-AES ou WPA3, pour protéger vos réseaux sans fil. Les normes plus anciennes (par exemple, WEP et WPA) offrent une protection moindre et sont vulnérables aux processus de piratage courants.
- Segmenter votre réseau : particulièrement importante pour les réseaux d’entreprise qui comptent de nombreux appareils connectés et des visiteurs qui vont et viennent, la segmentation du réseau ajoute de nouveaux niveaux de protection. En divisant le réseau en segments plus petits, vous pouvez isoler les segments à haut risque (par exemple, les réseaux invités pour les visiteurs, les réseaux d’appareils IoT, etc.) et réduire l’impact du piratage Wi‑Fi en empêchant les violations de se propager à l’ensemble du réseau.
- Surveiller l’activité réseau : les entreprises dont les réseaux contiennent des informations sensibles doivent surveiller et consigner l’activité afin d’identifier les comportements suspects. Cela implique notamment de conserver les journaux du routeur et de mettre en place des outils de surveillance du réseau afin de détecter tout accès non autorisé ou tout comportement inhabituel.
- Maintenir le micrologiciel et les logiciels à jour : activez les mises à jour automatiques pour vous assurer que le micrologiciel du routeur et les logiciels de tous les appareils connectés restent à jour avec les derniers correctifs de sécurité. Cela signifie que vos systèmes sont mis à jour pour vous protéger contre les nouvelles vulnérabilités dès qu’elles sont identifiées.
Assurer la sécurité du Wi-Fi public
Compte tenu du risque supplémentaire qu’ils représentent, des précautions particulières doivent être prises lors de l’accès à des réseaux Wi-Fi publics :
- Vérifiez toujours le nom du réseau avant de vous connecter et vérifiez s’il existe plusieurs réseaux avec des noms similaires.
- Désactivez la connexion automatique et supprimez les réseaux de votre appareil lorsque vous n’en avez plus besoin.
- Utilisez un VPN pour effectuer un chiffrement sur les données transitant entre votre appareil et le réseau.
- Mettez en place une authentification multi-facteurs lorsque vous vous connectez à des applications et à des sites Web, afin de garantir que vous seul y avez accès.
- Limitez votre activité et évitez d’accéder à vos services les plus sensibles, tels que les applications bancaires.
La commodité des réseaux Wi‑Fi publics est en contradiction avec le risque supplémentaire qu’ils peuvent présenter. Par conséquent, vos bonnes pratiques en matière de sécurité des réseaux publics doivent toujours être plus strictes que celles des réseaux personnels ou d’entreprise.
Les signes d’un piratage Wi-Fi
Si ces bonnes pratiques en matière de sécurité réseau s’avèrent insuffisantes, il est essentiel de connaître les signes d’un piratage du Wi-Fi.
Plus vite vous identifiez et réagissez aux réseaux sans fil compromis, plus vite vous pouvez commencer à résoudre le problème et limiter son impact.
Les indications courantes d’un piratage Wi-Fi comprennent :
- Baisse soudaine des performances.
- Activité inhabituelle ou utilisation élevée des données.
- Problèmes de connexion.
- La présence d’appareils inconnus sur le réseau.
Comprendre la sécurité des réseaux sans fil avec Check Point
Pour mieux comprendre comment fonctionne le piratage du Wi-Fi et découvrir des méthodes plus avancées pour protéger vos réseaux, contactez un expert en sécurité Check Point.
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